La presse nationale


Retrouvez sue cette page les faits marquants de l'actualité sociale nationale.


26/02/2014

Distribution : la fin des supermarchés ?

Le poids encore prédominant des hypermarchés, supermarchés et discounters dans les ventes de détail cache une autre réalité : ce commerce ne cesse en fait de reculer.

 

Serions-nous en train de vivre les derniers jours du caddie ? C'est quasiment ce que sous-entend une étude Xerfi publiée mardi 18 février. On y lit que le modèle traditionnel de la distribution alimentaire en France, centré autour de l'hypermarché, est à l'heure d'internet et du développement des réseaux de proximité, de "moins en moins adapté aux attentes des consommateurs" et doit se réinventer pour survivre.

 

La France compte aujourd'hui près de 2.000 hypermarchés et quelque 10.500 supermarchés et discounters qui génèrent un chiffre d'affaires global de 118 milliards d'euros.

 

Malgré un poids encore prédominant - 64% des ventes de détail - ce "grand commerce alimentaire", ne cesse en fait de reculer et son équilibre n'a jamais été aussi fragile, estime Xerfi.

 

"Les modèles trop peu différenciés et le gigantisme des magasins sont en effet de moins en moins adaptés aux attentes des consommateurs", note le cabinet.

 

Par ailleurs, la consommation alimentaire, qui n'a progressé que de 7% depuis 2005, "restera modeste, coincée sous la barre des 1% en volume jusqu'en 2015", d'après les calculs des experts de Xerfi-Precepta, ne laissant que peu d'espoir d'une reprise "mécanique" de la progression des volumes.

 

Dans ce contexte, le commerce alimentaire "doit se réinventer (...), d'autant que la 'crise de l'hypermarché' n'a pas profité aux autres catégories de distributeurs" que sont les commerces alimentaires spécialisés ou les petits commerces généralistes, lesquels continuent eux aussi à perdre des parts de marché.

 

Pour Xerfi, les enseignes doivent notamment "se rapprocher du consommateur", non plus seulement géographiquement, mais en proposant une "offre différenciante (produits régionaux et du terroir, traçabilité, segmentation ethnique de l'offre)" et en impliquant directement les clients via des "test-produits, sourcing d'idées ou encore de conception-création de nouveaux produits".

 

Allier les réseaux physique et internet

 

La complémentarité des réseaux physique et internet est par ailleurs la "condition sine qua non" de la survie des groupes de grande distribution alimentaire, jugent les auteurs de l'étude.

 

Cela passera par les drives (points de retrait en voiture de courses commandées sur internet), mais également par le développement de sites internet "de plus en plus interactifs", une présence accrue sur les réseaux sociaux et une refonte "de toute urgence" des magasins pour enrayer la fuite de la clientèle vers la concurrence, physique (circuits courts, sites de producteurs...) ou virtuelle (sites d'épicerie fine).

 

La distribution alimentaire devra enfin se saisir des "opportunités liées aux objets connectés et au big data" (données), qui peuvent "être monétisées auprès des fournisseurs et des clients finaux (...), faciliter la gestion des stocks" ou encore "fluidifier le parcours des clients".

 

Source : www.challenges.fr

 

 


31/01/2014

Jean-Claude Mailly dénonce l'austérité et appelle à l'action le 18 mars

Contre l’austérité et ses conséquences dramatiques, la confédération Force Ouvrière a rassemblé 5000 militants à la Halle Freyssinet, à Paris.

 

Jean Claude Mailly rappelle que la politique menée a aggravé les effets délétères pour l’emploi, la croissance, les salaires, le creusement des inégalités et la remise en cause du service public républicain. 

 

Aujourd’hui sur le plan économique, la croissance est faible voire quasi nulle. Sur le plan social, les salariés attendent toujours le changement promis.

 

 

«Emploi, salaires, services publics, sécurité sociale, voilà mes chers camarades, ce que nous devons revendiquer, ce que nous devons défendre, ce que nous devons exiger.» (JC Mailly)

 

Pour lutter contre cette logique, une manifestation ou une interpellation n’y suffiront pas. C’est pourquoi le mot d’ordre de la journée du 29 janvier était «combattre l’austérité, une urgence sociale et démocratique».

 

Au niveau national, la confédération a appelé à la rupture. Le secrétaire général a rappelé les combats pour la reconnaissance du repos dominical, contre la réforme de l’inspection du travail, les enjeux des négociations sur l’assurance-chômage.

 

Le secrétaire général a donc proposé, au nom de la commission exécutive confédérale unanime, d’élargir la journée de grève prévue le 18 mars dans la Sécurité Sociale et d’en faire «une journée de rassemblements et de manifestations» interprofessionnelles. Il s’est enfin adressé aux autres organisation pour leur proposer de «faire de ce 18 mars une journée de grève interprofessionnelle».


16/09/2013

Jean-Claude Mailly en meeting à Lomme ce vendredi

Ce vendredi 13 septembre, le leader national de Force Ouvrière était à Lomme pour un meeting de rentrée qui a rassemblé un millier de personnes.

 

La matinée a été consacrée à des travaux sur le thème de l'égalité professionnelle entre les hommes et les femmes. Vos repésentants FO Auchan Services Centraux ont participé à cette journée.

Jean-Claude mailly s'est ensuite adressé aux militants présents pour balayer tous les thèmes de l'actualité sociale et les orientations gouvernementales :

 

" Le gouvernement aime mettre les syndicats dans des cases, la CGT proteste, la CFDT signe, nous on l'embarasse", résume J-C Mailly en campant sur le créneau de l'indépendance syndicale.

La réforme des retraites ? hors de question d'accepter l'allongement de la durée de cotisation. En revanche, J-C Mailly reconnaît "des avancées" sur la pénibilité.

" Si le gouvernement veut augmenter le pouvoir d'achat, il a un levier, c'est le SMIC", a-t-il déclaré.

Jean-Claude Mailly et vos représentants FO Auchan Services Centraux
Jean-Claude Mailly et vos représentants FO Auchan Services Centraux

09/04/2013

Pourquoi FO a manifesté aujourd'hui ?

Le sujet concerné est clairement d'actualité : le projet de loi dit de «sécurisation de l’emploi» est actuellement discuté au Parlement avec des délais très serrés.

 

Par rapport au texte de l’Accord national interprofessionnel du 11 janvier 2013, des rectifications ont été apportées au projet de loi mais le fond demeure, à savoir, pour l’essentiel, la flexibilité réclamée depuis longtemps par le patronat: 

- instauration des accords de maintien dans l’emploi avec baisse possible des salaires et abandon de l’obligation de faire des Plans de sauvegarde de l’emploi (PSE);
- raccourcissement des délais de procédures pour les PSE; 
- mobilité interne forcée. 

En participant aux actions et aux rassemblements le 9 avril 2013, Force Ouvrière marque son refus de la flexibilité et exige de vraies garanties sociales avec un vrai travail, un vrai salaire...


04/04/2013

FO consolide sa représentativité syndicale dans le secteur privé

À l’issue de quatre années d’élections professionnelles, FO demeure la troisième confédération. Une force syndicale sur laquelle les salariés pourront continuer à compter.

 

Les résultats, selon le ministère du Travail, de la représentativité dans le secteur privé ont été rendus publics le 29 mars dernier. Force Ouvrière confirme nettement sa position de troisième confédération syndicale avec 15,94% des suffrages exprimés. Les cinq confédérations jusqu’alors représentatives ont toutes dépassé le cap des 8%. Ce qui signifie qu’au niveau interprofessionnel privé, le paysage syndical demeure inchangé; on a envie de dire ironiquement: tout ça pour ça!

 

Quoi qu’il en soit, et tout en rappelant nos positions sur la loi de 2008 qui accentue la dérive vers le système anglo-saxon et remet en cause la liberté syndicale, il nous faut poursuivre notre développement et, s’agissant du privé, réduire l’écart dans le nombre de nos implantations. Cela s’appelle le développement et la syndicalisation. 

Revendiquer, négocier, contracter et agir, tel est notre comportement syndical. Celui de la liberté et de l’indépendance. 

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Les chiffres officiels de la représentativité syndicale
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23/01/2013

FO ne signe pas l'accord interprofessionnel du 11 janvier 2013

Le 14 janvier, le bureau confédéral FO s'est positionné concernant l'accord interprofessionnel portant sur la compétitivité et la sécurisation de l'emploi. Retrouvez ci-dessous les motivations de la décision.

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DECISION DU BUREAU CONFEDERAL.pdf
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29/11/2012

La SNCF donne l'exemple à Auchan, la Société Générale, Bouygues...

Les sociétés de services informatiques passent à l'est.

Pour faire des économies, la SNCF vient de transférer en Pologne et en Tchéquie une partie de ses activités informatiques. Ce phénomène, en pleine explosion, inquiète le syndicat FO de Steria, l’ancien prestataire de la SNCF, d'autant que le phénomène s'étant à d'autres grandes entreprises...

 

«Ce qui nous a choqués, c’est la manière dont la SNCF a délocalisé, salement, en cachette», raconte Éric Lamarque, représentant FO chez Steria. Depuis plus de dix ans, la SNCF sous-traite à cette société de services une partie de ses activités informatiques sur les sites de Lille et de Lyon. Le prestataire gère le système de billetterie, la sécurité de circulation des trains, le réseau d’information aux voyageurs...

Mais depuis le 1er septembre, le contrat avec l’agence de Lille, qui s’occupait du site internet et de l’ensemble du réseau de réservations, a été rompu. L’entreprise publique a secrètement délocalisé l’activité en Pologne et en Tchéquie, où le coût du travail est moins élevé. À Lille, une quinzaine de personnes sont touchées. Les salariés de Steria se retrouvent en intercontrat, dans l’attente d’une nouvelle mission, et les prestataires indépendants au chômage. 

«La SNCF se cache derrière le nouveau contrat passé il y a huit mois avec IBM à la suite d’un appel d’offres, poursuit Éric Lamarque. Mais la délocalisation était bien sa propre décision. Elle a aussi envoyé tout le service de paye en Espagne, sans rapport avec IBM. Pour l’instant, seul le premier niveau des réservations a été délocalisé, mais à terme ces délocalisations vont impacter 200 à 300 personnes.» 

TECHNICIEN POLONAIS À 750 EUROS PAR MOIS

Le phénomène n’est pas isolé. «La SNCF, c’est symptomatique d’une nouvelle tendance apparue cette année, explique Malek Ferhati, délégué FO chez Steria. Nous avons le même problème avec la Société générale ou Bouygues, qui délocalisent aussi certaines activités informatiques en Pologne.»

Par contagion, les sociétés de services ont toutes ouvert des filiales en Europe de l’Est. Elles ne conservent en France que les activités à haute valeur ajoutée, comme le développement. «Mais pour les infrastructures réseau ou les bases de données, ça coûte moins cher de faire travailler des techniciens polonais, poursuit Malek Ferhati. Même en travaillant le dimanche et la nuit, leur salaire ne dépasse pas 750 euros par mois contre 2 400 en France. Ça permet aux SSII de gagner de l’argent sans augmenter leurs tarifs.» 

Steria aussi suit la tendance. Elle vient de signer un contrat avec Auchan, qui prévoit une délocalisation vers sa filiale polonaise dans dix-huit mois. «On recrute en France des profils à haute valeur ajoutée, mais on se débarrasse des bac+2, explique-t-il. En France, le métier de technicien réseau aura disparu dans deux ans, ils doivent se reconvertir au plus vite.» 

À l’agence lilloise de Steria, les effectifs sont passés de 208 à 98 personnes en moins de deux ans. Ce sont essentiellement des techniciens qui sont partis. FO avait déposé un droit d’alerte il y a six mois. «Pour assurer nos arrières, on a obligé Steria à faire des bilans de compétences et à préparer de nouveaux contrats», explique Malek Ferhati. Mais dans les entreprises de services, les syndicats sont rarement au courant des licenciements. Au lieu de plans sociaux, les salariés indésirables sont incités à partir par rupture conventionnelle, avec un gros chèque.


27/06/2012

No comment...


17/05/2012

Grande distribution: Les prix cassés rimeront-ils avec emplois supprimés?

Après les syndicats de Carrefour, ceux d'Auchan tirent à leur tour la sonnette d'alarme au sujet des réductions d'effectifs proposées par la direction...

Le climat social se tend chez Auchan. Les syndicats ont rendu jeudi dernier un avis défavorable au plan 2012-2014 de transformation de l’entreprise présenté fin mars par la direction.


Redéploiement massif des effectifs

Selon ce plan triennal de gestion prévisionnelle de l’emploi et des compétences (GPEC), le groupe prévoit un total de 1.600 suppressions de postes sur 117 sites et la création par ailleurs de 3.200 postes dans 50 nouveaux «drives» et six nouveaux magasins. Le tout sans plan social, notamment grâce à un turn-over naturel estimé à 4.600 postes.

 

Un calcul fermement contesté par les organisations syndicales. «Auchan a été très fort dans sa communication en disant que l'entreprise ne supprimait pas de postes mais en créait grâce à des ouvertures prochaines de magasins, mais nous restons très inquiets pour l'emploi et avons comptabilisé plus de 1.700 postes touchés par le plan», expliquait mardi à l'AFP Pascal Saeyvoet, délégué syndical FO.


Selon les calculs des représentants du personnel, les suppressions de postes concerneraient 750 postes dans la vente, 300 dans l’administration, 200 dans les relations clients et 500 sans les services d’appui (standard, SAV, livraisons, logistique, entretien et maintenance informatique).


«12.000» postes menacés dans le secteur, selon FO


L’objectif du groupe est clair: «dégager des gains de compétitivité» dans un contexte de guerre des prix féroce et de croissance atone sur le marché français de la grande distribution. En ligne de mire, notamment les rayons non alimentaires du groupe (électroménager, électronique, textile, loisirs) qui ont vu leurs ventes reculer de 6% sur les quatre derniers mois. Des problématiques qui ne sont pas sans rappeler celles de son principal rival et concurrent, Carrefour, lui aussi secoué par des rumeurs récurrentes de suppressions de postes.

Chez le leader français de la grande distribution, les syndicats évoquent la disparition de 3.000 à 5.000 emplois. Et leur rencontre le 9 mai dernier avec le futur nouveau PDG, Georges Plassat, ne les a pas vraiment rassurés: «Il n'a pas directement parlé de réduction d'effectifs et a préféré entretenir le flou, mais il va sans dire que les sièges sociaux sont visés et que la réduction de la voilure dans le non alimentaire passera par des suppressions d'emplois», a précisé à l’AFP un représentant de FO.

D’autres groupes comme Casino, Intermaché ou Système U pourraient eux aussi être concernés par ce mouvement de restructuration. Dans un communiqué publié à la veille du comité de groupe de Carrefour, le syndicat FO ne cachait pas son pessimisme: il évoquait une réorganisation de tout le secteur de la grande distribution en France qui toucherait près de «12.000 postes».

 


11/04/2012

Seuls 7% des salariés français sont motivés par leur travail.

Un sondage Ipsos mené auprès de 4.000 salariés français et 1.500 salariés de cinq autres pays européens (Allemagne, Espagne, Belgique, Royaume-Uni et Italie) révèle que seuls 7 % des salariés français se disent vraiment motivés. La motivation a diminué pour 40 % des salariés français. Ce taux est le plus bas des six pays : il est de 20 % en Allemagne, 25 % en Belgique et 29 % en Espagne et au Royaume-Uni. 

51 % des cadres estiment qu’ils passent trop de temps au travail sans avoir de reconnaissance suffisante. La hiérarchie est pour eux source de stress. 68 % d’entre eux considèrent leur charge de travail comme trop importante par rapport à leur niveau de rémunération. Le salaire est la priorité pour la moitié des français, contre 31 % des allemands. Ainsi, pour 77 % d’entre eux, l’espoir d’une meilleure rémunération est la principale raison de quitter son entreprise. 

Quatre salariés français sur dix sont également inquiets pour leur avenir et celui de leur entreprise. Ce chiffre est deux fois plus élevé qu’en Angleterre, en Allemagne ou en Belgique alors que le droit du travail français est beaucoup plus protecteur. 

Mais pour autant, 86 % des salariés déclarent se sentir plutôt heureux au travail et 80 % s’accomplissent. Nombreux sont fiers de leur emploi, alors qu’ils n’ont attribué qu’une note moyenne de 6,1/10 pour leur qualité de vie au travail, contre 6,9 en Allemagne par exemple. 

Ces résultats sont récurrents chez les salariés français qui sont « accomplis mais désengagés ». Ce paradoxe vient notamment d’un système concentrant le travail sur les plus qualifiés, dont les cadres, un dialogue social et un management insuffisants, ainsi qu’un modèle social trop protecteur qui favoriserait l’individualisme et les revendications.